au flo des mots

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samedi, juin 16 2012

Thierry ROLAND


De Wimbledon au football, Thierry Roland aura servi l'actualité sportive dans la bonne humeur de discussions de comptoirs.
Thierry Roland, l'anti-model professionnel, le roi du dérapage et de la provoc', cultivé et passionné, demeurera une source inépuisable d'anecdotes toutes formulées d'une voix inaltérable et unique.
Ce grand homme va nous manquer, ne serait-ce que durant cet Euro 2012, où il devait retrouver son ami et acolyte Jean-Michel Larqué.
Lors de la victoire de la France à la coupe du monde il lançait : "Putain le pieds ! Après ça on peut mourir tranquille".
Cela pourrait être son épitaphe....

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mercredi, juin 6 2012

Marc Dugain

Avenue des Géants

Un auteur à la plume précise qui, dans son dernier livre "Avenue des Géants" nous retrace la vie d'un des serial killer les plus connus des Etats unis dans les années 60. Dans la réalité il se nomme Edmund Kemper, dans ce livre il est Al Kenner, mais ceci n'est qu'un infime détail. Il est "lui", celui par qui l'horreur arrive.

RÉSUMÉ :

Inspiré d’une histoire vraie qui s’est déroulée entre le milieu des années 60 et la fin des années 70, Avenue des géants raconte le terrible destin d'Edmund Kemper –ici appelé Al Kenner – tueur en série qui défraya la chronique aux États-Unis. Kenner connaît une enfance particulièrement difficile. Enfant de parents divorcés, il est confié à la garde de sa mère – une femme caractérielle, dominatrice, impulsive, maltraitante. À l’adolescence, il est envoyé chez ses grands-parents paternels, qui habitent une ferme en Californie. Il subit alors la tyrannie de sa grand-mère, copie conforme de sa mère… en pire. Un jour, alors qu’il rentre d’une partie de chasse, Al abat froidement ses grands-parents. Aux policiers, il explique : "Je voulais juste voir ce que ça ferait de tuer grand-maman". Bien qu’âgé de 16 ans, il est interné dans un hôpital psychiatrique pour adultes. Libéré à l’âge de 21 ans sur décision favorable des psychiatres, ce jeune homme – devenu un géant de 2,10 m – réussit à tenir ses démons en cage pour un moment. Il obtient un poste dans la Division des Autoroutes californiennes et prend un appartement à Alameda, près de Santa Cruz. Al s’est toujours senti abandonné. C’est un être cassé, humilié, rejeté depuis sa plus tendre enfance. Quand son rêve de devenir policier s'écroule à cause de sa taille et de son poids, son sentiment d’injustice est à son paroxysme. Il doit se venger. Tuer. Violer. Démembrer. C’est avec une minutie effrayante qu’il prépare ses meurtres. Il va assassiner six jeunes auto-stoppeuses, toutes étudiantes à l’Université du comté de Santa Cruz. Il dépèce les victimes à la fois "par curiosité" et pour que les corps soient plus difficiles à identifier. Il possède un stock de Polaroïds des cadavres, qu'il regarde souvent en fantasmant ; quand il ne ramène pas carrément leurs têtes en guise de trophées. Kenner sombre alors dans une forme grave de schizophrénie : le tueur sanguinaire semble complètement inséré dans la société, et passe même de long moment avec ses amis policiers qui lui racontent les difficultés de leur enquête sur le tueur en série qui sévit dans la région ! C’est après le meurtre de sa mère, en 1973, qu’il se livre à la police après trente heures de conduite sur les routes du Colorado. Au psychiatre, Kenner déclare : "Je voulais faire du mal à ma mère". Il touche alors du doigt la clé du problème. Il élimine des femmes qu'il associe à sa mère : celle-ci travaillait à l'université, il choisit donc des étudiantes. Jugé responsable de 8 meurtres, Kenner est condamné à la prison à perpétuité. Dans ce roman puissant et captivant Marc Dugain s’applique à décrire la figure du mal quand elle s’incarne dans un tueur en série. Il conjugue ici sa passion pour les États-Unis avec son intérêt toujours vif pour les personnages décalés, marginaux, voire fous, mais qui permettent de saisir l’humanité dans ses contradictions et ses excès. - France Info -

Avenue des Géants, de Marc Dugain est publié par Gallimard (363 p., 21,50€)

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mardi, mai 29 2012

Lettre ouverte à la presse écrite ...

... et aux professionnels de la communication


Depuis trois ans, je n'allume plus mon téléviseur que pour m'accorder un moment de détente sur ma console de jeux ou sur mon lecteur DVD. Afin de prendre note de l'actualité en général et dans le monde, je me connecte à quelques sites. Certains ne sont que des blogs mis à jours par des aficionados des nouvelles ou des "people" et d'autres sont des journaux existant en format papier, retranscrit sur la toile.

Chaque jour je m'octroie quelques longs instants à prendre note de ce qui se passe dans le monde et j'ai fait un constat on ne peut plus alarmant : le nombre de fautes d'orthographe et de grammaire pullulent et n'ont même pas le culot d'être proportionnelles au nombre de mots.

Je pose donc la question : quelle en est réellement la cause ? Nos journalistes ne seraient plus capables d'écrire ? Les rédacteurs sont tellement dans le sensationnel qu'ils en oublient leur langue maternelle ?

Je vous accorde que nul n'est parfait et que quelques coquilles cheminant deux ou trois cent pages n'ont pas pour effet de détériorer un écrit. Mais dans un article d'environs dix lignes, lorsque mes yeux "piquent" à force de croiser une moyenne de deux fautes chacune je me sens en droit d'être agacée. Et le mot est faible, croyez-moi, car la plupart de ces auteurs ont poussé leurs études littéraires bien loin et n'ont pas d'excuses selon moi. À quoi leur ont-elles fondamentalement servies ? : À tout connaître sur des auteurs disparus afin de mieux intellectualiser la littératures devant un bon dîner entre amis ? À philosopher sur des écrits on ne peut plus complexe grâce à de belles phrases apprises par cœur dans un amphi ?

Même les publicitaires s'y mettent, arborant fièrement leurs erreurs sur des panneaux de 3m par 4m !

Aujourd'hui, la technologie nous permet de mieux appréhender la langue française, nous permettant de corriger des fautes d'orthographe et de grammaire et pour les programmes les plus poussés on a même la possibilité de revoir une syntaxe un peu "défectueuse". Ces supports seraient-ils en fait notre pire ennemi ? Il me semble cela bien possible. Car à force de compter sur un logiciel pour souligner et éventuellement expliquer une faute, on en oublie la lecture et la référence personnelle à la langue Française. Car un logiciel, aussi complexe soit-il, est bien loin de pouvoir appréhender les nuances de notre langue à la perfection.

Alors je vous le dis, haut et fort : soyez vigilants messieurs et mesdames les journalistes et autres auteurs, car vos textes sont publics et touchent un panel très large de la population. Comment expliquer à un enfant ou un adolescent combien il est important de maîtriser l'écrit si des professionnels n'en ont cure ? Il est de votre devoir d'auteur de respecter cela et d'être plus attentif avant d'envoyer une publication sur les presses.

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mardi, mai 22 2012

Le bonheur des autres...

... un tremplin vers notre déprime ?

Il y a vingt ans, alors que les relations sociales n’avaient rien de virtuelles, il était facile d’éviter de côtoyer une personne envers qui l’on ressentait une jalousie face à sa réussite de l’instant. À cette époque, il était difficile de cacher ses bonheurs et ses malheurs, ses plaisirs et ses déplaisirs, car les individus partageaient leur foyer, leur lieu de travail, leurs pique-niques…
Aujourd’hui, à l’ère de la communication à grande échelle et surtout à grande vitesse, nul besoin de partager sa « vraie vie ». Afin d’échanger avec l’autre, on utilise les réseaux sociaux et autres forums, ce qui permet de ne dire que ce que l’essentiel et parfois moins, souvent en fleurissant une réalité un peu grise, afin d’en faire ressortir un arc-en-ciel.
Mais l’être humain est loin d’être insensible à ce qu’il voit et lorsque qu’il lit qu’un de ses contacts a acheté le téléviseur Higth tech dernier cri, ou est parti en vacances aux Baléares, il est rare qu’il le vive parfaitement bien. Et oui, l’Homme est ainsi fait : il est jaloux et surtout déprimé par le bonheur de l’autre. Nous avons effectivement du mal à accepter que nos amis semblent les plus heureux du monde alors que nous avons des problèmes dans notre existence.
Les réseaux sociaux en sont la preuve. Ne sommes-nous pas secrètement heureux lorsqu’un de nos contacts publie ses malheurs sur le site ? Il semblerait que lire des post emplis de plaisirs et de bonheur, et regarder des photos reflétant une joie de vivre sans tache, ou un amour sans ombrage, nous déprimerait. On peut donc en conclure que le bonheur des autres serait à l’origine de notre anxiété, d’une certaine mauvaise humeur et parfois nous renvoie à un évident sentiment d’infériorité.
Cette réalité s’applique aussi au quotidien. Il y a vingt ans nous étions jaloux de nos voisins, nos amis et même notre famille et ceci perdurera jusque dans la nuit des temps et pour cause : Le monde actuel glisse irrémédiablement vers le bonheur matériel. Car ne nous leurrons pas, on aura beau dire que l’argent ne fait pas le bonheur, la réussite des autres, ce tremplin vers notre déprime, est essentiellement accès sur notre rapport à l’argent et donc à certaines facilités matérielles.
Ceci est bien dommage, en ce sens où la quête du bonheur n’est pas sensée s’arrêter à ce genre de considération, mais il ne faut pas se voiler la face, pour beaucoup le bonheur n’est qu’une question d’argent. Il suffit de constater combien seraient prêts à tuer à pour quelques centaines d’€uros.
Pour conclure, il est vrai que nous sommes bel et bien déprimés lorsque nous voyons le bonheur des autres ou encore leur réussite. Mais lorsque l’on fait allusion au « bonheur des autres » demandons-nous si tout ceci n’est pas qu’une illusion, une façade afin d’être simplement « enviés » par leurs contacts, leurs « amis ». Regardons notre vie, telle qu’elle est en réalité et non telle qu’on la désire, et demandons-nous si tout compte fait, nous ne sommes pas plus heureux que la plupart d’entre eux, désireux de se mentir à eux-mêmes et au monde qui les entoure afin de « sembler être », de « paraître » et non « d’être »… Après tout, ce que les autres publient est rarement le reflet de la réalité…

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mardi, mai 15 2012

Facebook teste des mises à jour payantes

Facebook devrait bientôt proposer un nouveau système de mise en avant des statuts. En payant 2 dollars (1,55 euro), les statuts seront visibles par davantage de personnes. Révélée par le site néo-zélandais Stuff, vendredi 11 mai, l'information a été confirmée par l'une des porte-parole de l'entreprise américaine. "Nous testons en permanence de nouvelles fonctionnalités sur le site", a-t-elle précisé au site d'information.

Comme le souligne le site spécialisé Techcrunch, en moyenne seulement 12 % des "amis" Facebook d'une personne voient son nouveau statut mis à jour. Ce système de mise en évidence des statuts, sur le réseau social, qui revendique plus de 900 millions d'inscrits, pourrait donc permettre aux utilisateurs qui le souhaitent de payer une somme forfaitaire.

PAYER SA VISIBILITÉ

Le nouveau statut serait alors conservé plus longtemps sur la page d'accueil, plus haut, et visible par plus de personnes qu'un statut classique. "Trop de personnes utilisent Facebook. Trop de statuts sont créés. Trop de personnes manquent la plupart de ce qui y est publié", souligne le site anglo-saxon CNET.

Encore en phase d'expérimentation, cette nouvelle fonctionnalité pourra être gratuite durant une phase d'essai ou payante, facturée 1 ou 2 dollars (0,75 ou 1,55 euro). A quelques jours de l'entrée en Bourse de Facebook, prévue vendredi 18 mai, il pourrait s'agir d'une nouvelle façon pour l'entreprise de diversifier ses revenus. Aujourd'hui, la seule publicité représente 85 % du chiffre d'affaires de Facebook.

Source Le Monde.fr du 14/05/2012

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Et vous, comment utilisez-vous Facebook ? Quel est votre avis sur le sujet ?
Exprimez-vous ici, ce lieu est aussi fait pour cela :)

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dimanche, mai 13 2012

L'influence des réseaux sociaux sur notre vie

Utilisatrice des réseaux sociaux tels que FaceBook, Google+ ou encore Twitter, je me suis demandée quelle était l’influence de ces réseaux dans ma vie personnelle. J’ai effectué quelques recherches sur le sujet et il en est ressorti « de tout et de rien ». Un grand nombre d’études ont été pratiquées, tant sur l’influence générale sur le quotidien mais aussi au travers de nos décisions (les vacances, les relations sexuelles ou amoureuses, nos achats alimentaires et/ou vestimentaires etc.).

Il semble évident que les diverses générations ne sont pas touchées de la même manière : les adolescents, d’une tranche d’âge de 15 à 20 ans sont nés au cours de l’évolution d’internet et ne peuvent concevoir communiquer autrement que dans un monde virtuel. Les jeunes adultes (20/25 ans), quant à eux n’usent pas tous des réseaux sociaux, il semblerait qu’un peu plus de 80% seulement communiquerait via le net, pour les autres la toile reste un support de recherche et de travail. (Bien que certaines études démontrent que seuls 12% se servirait d’internet pour les études). En revanche la donne est bien différentes au-delà des âges et plus l’on évolue dans les générations et plus le recul est franc. Je ne vous exposerait pas ici la nuée de chiffres qui sont passés devant mes yeux durant mes recherches, n’étant nullement convaincue par leur pertinence, ils sont parfois trop disparate d’un article à l’autre. Ce que j’ai retenu en revanche c’est la vision de chacun face aux réseaux sociaux. Il s’avère que les réseaux sociaux sont indubitablement un support idéal pour se faire de nouveaux contacts professionnels ou passionnels (au travers de la musique, la littérature ou le scrapbooking). Ils permettent aussi de garder un lien avec sa famille éloignée de quelques villes ou d’un pays, dans le cas d’immigrés ou d’étudiants à l’étranger. Ils sont aussi un excellent moyen de briser une solitude ou un isolement évident. Prenons le cas d’un individu malade, en isolement dans une chambre d’hopital, quoi de mieux qu’internet pour avoir des échanges avec le monde extérieur, au travers de jeux en lignes ou bien entendu, de réseaux sociaux.

Malgré ceci, on peut se demander malgré tout, si la communication virtuelle n’amène pas à un isolement, une solitude de chaque instant. Car n’y a-t-il pas meilleur moyen de rencontrer des gens et de dialoguer qu’en sortant dans le monde réel et d’interagir avec nos semblables ? Il semblerait que non, enfin, pas tant que cela, car selon une étude menée pour Cystic Fibrosis Trust, les gens ne sont pas plus isolés qu’en 1985.
J’avoue un doute sur le sujet, en ce sens où si l’on prend simplement la nature humaine, n’est-il pas vrai que selon la leçon de Montesquieu : « Si on ne voulait qu’être heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres, et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils ne sont. » Et face à cela, un réseau social tel que FaceBook n’est pas en reste, car il est la vitrine d’une version spirituelle, joyeuse et bien organisée de la vie des gens, et en nous invitant donc à des comparaisons dont nous sortons avec l’impression que nous sommes des losers.

Selon une étude de Stanford Jordan (post-doctorant étudiant la psychologie sociale à la Dartmouth’s Tuck School of Business) et ses amis chercheurs ont demandé à 80 nouveaux étudiants de leur indiquer si eux-mêmes ou leurs camarades de promotion avaient été confrontés récemment à des événements positifs ou négatifs sur le plan émotionnel. À maintes reprises, les sujets sous-estimaient le nombre d’expériences négatives («une dispute pénible,» «se sentir triste parce que ses amis lui manquent») endurées par leurs camarades. Ils surestimaient également les activités distrayantes («sortir avec des amis», «aller à une soirée») de ces mêmes camarades.

Une autre étude a permis de déterminer qu’un échantillon de 140 étudiants de Stanford était incapable de jauger convenablement le degré de bonheur des autres, y compris des gens dont ils étaient proches – amis, colocataires et personnes avec qui ils ou elles entretenaient une relation. Une troisième étude a également démontré que plus les étudiants sous-estimaient les émotions négatives des autres, plus ils avaient tendance à se sentir seuls et à ruminer leurs propres malheurs.

Précisons qu’il s’agit d’une corrélation, pas d’une causalité : il est fort possible que les sujets qui s’imaginent que leur situation empire pensent que tous les autres vont bien, et pas l’inverse. Mais l’idée que le fait de se sentir seul face à ses propres souffrances quotidiennes augmente ces souffrances, semble faire sens.

Il me semble que face à de tels propos nous sommes en droit, et je dirais même que nous avons le devoir, de se questionner sur le sujet des réseaux sociaux et de leurs négations dans nos vies. Il me semble qu’il est bon de se demander pourquoi nous utilisons les réseaux sociaux et dans quel but personnel afin de ne pas risquer de se laisser influencer par un « paraître » déjà bien difficile à gérer et à assumer IRL (In Real Life = Dans la vraie vie. Souvenez-vous de Montesquieu et comme dirait Lyddie Coppeland, journaliste à New York : « Si vous vous sentez particulièrement déprimés (es), utilisez Facebook pour ce qu’il offre de meilleur: retrouver des ex avec 20 kilos dans les dents. »

Et vous, quel est votre rapport aux réseaux sociaux ? Avez-vous des craintes pour vous ou vos enfants ?
N’hésitez pas à en débattre ici, avec nous :)

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mardi, mai 8 2012

Un tas de raisons de découvrir

Comme certains d'entre vous le savent, le forum Au Flo des Mots est ouvert.
De nouveaux sujets ont pris place :

  • Le cinéma,
  • la musique,
  • la photographie,

mais aussi des jeux de mots comme on les aime, sans "prise de tête" mais portant plus à rire ou à sourire.

Quel que soit le sujet dont vous désirez débattre, quelle que soit les découvertes que vous désiriez faire, vous ne pourrez que trouver votre bonheur sur ce forum.

Et une nouveauté, et non des moindres, au cœur du forum : Vous pouvez poster vos textes, quelle que soit leur nature, les partager et éventuellement en discuter...

Le forum Au Flo des mots est là pour vous permettre de prendre une pause de zénitude soulignée de calme :)

Nous vous y attendons, afin de partager de très bons moments ensembles :)

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mercredi, mai 2 2012

Un forum Au Flo des Mots est ouvert

Et oui, on va enfin pouvoir dialoguer sur un tout nouveau forum !

La différence entre le blog et le forum ? Le dialogue bien sûr !! :D Vous trouvez des infos, des idées, des nouvelles sur le blog.... Mais sur le forum vous pouvez échanger vos écrits, vos coups de cœur, vos idées... Parler de tout et de rien... Le forum c'est un peu comme s'installer à une terrasse ensoleillée devant un café, entourés de gens agréables :)

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lundi, avril 30 2012

Les fées meurent-elles ?

Angélique SELUKOV-BARBERAT a trouvé le ton juste pour nous raconter ce qui pourrait être un conte de fées… mais qui n’en est pas un car tout le monde sait parfaitement que les fées n’existent pas, qu’elles sont faites pour habiller sottement les petites filles lors de la fête de l’école, pour vendre des produits en plastique rose et brillant et des baguettes avec une étoile au bout. Et bien, c’est pour toutes ces raisons qu’Angélique SELUKOV-BARBERAT nous raconte cette histoire qui commence par une fée qui s’envole d’une feuille de papier. C’est tellement impossible qu’on est forcé d’avouer qu’il y a certainement du vrai dans tout cela. Mais ne vous laissez pas avoir par la facilité. Tous les personnages font mener la vie dure à cette fée évadée d’un dessin d’enfant. Ils lui feront même perdre ses ailes. Et plus encore. Alors, va-t-elle en mourir ?
- Au éditions La Main Multiple -
Les_fees_meurent-elles_-_couverture.jpg Angélique SELUKOV-BARBERAT saura vous enchanter avec cette superbe histoire, écrite avec une telle aisance que vous arrivez au point final sans même en prendre garde. Au travers de personnages tous aussi attachants les uns que les autres, l'auteur vous plonge dans un univers insoupçonné jusqu'alors :)

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mercredi, avril 25 2012

Conditions générales de vente

Cliquez sur les images pour avoir accès aux différentes pages des conditions de vente
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Ma Charte

Cliquez sur l'image pour avoir accès à la charteCharte003.jpg

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Présentation

Florence_Benoist_004.jpgLe cabinet Au Flo des Mots est une petite entreprise qui a vu le jour au printemps 2011. Son but est de proposer aux particuliers, professionnels, étudiants etc... des services de l'écriture.
Écrivain, publié à plusieurs reprises, je mets à la disposition de tous mes aptitudes et mon professionnalisme à l'intention de ceux qui ne peuvent ou ne souhaitent pas écrire eux-mêmes. Il peut s'agir de personnes en difficulté sociale, qui maîtrisent mal la langue française et ont besoin du soutien d'un professionnel. Mais fort de mon expérience relationnelle et humaine, je me fais également accompagnatrice dans la rédaction d'écrits personnels (lettre intime, discours, biographie, pensées personnelles, histoire de famille...). je m'adresse à ceux qui, comme dans d'autres domaines, préfèrent consulter un spécialiste pour des missions plus délicates (rédaction d'un curriculum vitae, relecture ou correction d'un mémoire, lettre officielle, discours...) ou fastidieuses (dossiers administratifs, impôts...).
Le métier d'écrivain public est un des plus vieux métier du monde. Vous en trouverez sa définition et son rôle ici
Quel que soit votre projet ou vos besoins, chaque prestation est personnalisée et totalement confidentielle. Il vous est possible de demander un devis gratuit qui ne vous engage à rien.
Et avant cela, vous pouvez lire mes conditions générales de vente. Le cabinet fonctionne sous une déontologie stricte. N'hésitez pas à consulter ma charte.

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La Leucoselophobie

Ou la peur de la page blanche


(Mot composé de leuco : préfixe faisant référence à la couleur blanche – selo : je suppose que ceci est tiré du grec « selída » signifiant «page » et du suffixe phobie : du grec « fóvos » signifiant « peur »*

Mais quel est donc ce curseur qui ne cesse de clignoter, cette machine à écrire qui semble s’être incrusté à jamais dans le décor du bureau ou même ce stylo qui dort confortablement sur un coin de l’écritoire ? Seraient-ce les preuves flagrantes d’un manque d’inspiration ?

Le blocage de l’écrivain, appelé aussi « syndrome de la page blanche », « angoisse de la page blanche » ou « peur de la page blanche » désigne chez un auteur, la difficulté parfois rencontrée pour trouver l’inspiration et la créativité au moment de commencer ou de continuer une œuvre. Nul besoin d’être un grand écrivain pour que le phénomène fasse son apparition, il suffit juste d’écrire.

Selon Wikipédia, ce phénomène peut être dû à la volonté tellement grande de faire une œuvre parfaite que toute idée qui vient à l’esprit de l’auteur lui parait systématiquement mauvaise, de telle sorte qu’il devient alors impossible pour lui de débuter ou de compléter son œuvre. Ce syndrome est souvent dû au fait que l’auteur ait mis ses personnages dans une situation complexe à laquelle il s’avère incapable de les sortir. Elle peut se traduire, lorsqu’elle se prolonge dans la durée, par un abandon de l’auteur ou d’une période de dépression au cours de laquelle il perd totalement confiance en lui. Ce blocage s’applique aussi à d’autres artistes tels que les compositeurs et les peintres qui peuvent rencontrer les mêmes difficultés dans leurs arts respectifs. La nécessité d’inspiration est la base de la leucoselophobie.

Tout comme le trac chez les acteurs, cette phobie perturbe le travail de bon nombre d’auteurs, mais rassurez-vous, elle ne persiste pas une fois la page commencée ;)

Je me demande d’ailleurs si Colette (Auteur des « Claudine », de « L’ingénue libertine » ou encore de « Le blé en herbe ») a eu un jour cette peur de la page blanche. Mais j’avoue aimer l’idée d’en douter aux vues du fait qu’il semblerait qu’elle n’écrivait que sur du papier bleu :)

* Les mots grecs sont en phonétiques, mon blog ne supportant pas cette langue...

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mardi, avril 24 2012

L'écriture d'un roman

Au fil des années que j'ai passé à écrire, il est fréquemment arrivé que l'on me demande où trouver l'inspiration, comment naît une histoire, des personnages et les situations qui leurs sont liées. Afin de répondre au mieux aux questions que certains se posent, voici un petit article. Ce dernier est le fruit de ma propre expérience et ne reflète en rien la manière de procéder de chaque auteur. Chacun est unique, et son "mode opératoire" en matière d'écriture lui ressemble.

Pour ma part une histoire prend place dans mon cerveau de manière "naturelle", un peu comme lorsque l'on se met à imaginer sa vie différemment ou encore lorsque l'on se pose des questions sur l’existence. Lorsque, ce qui n'est qu'une cellule unique d'idée, raisonne en moi comme un carillon d'église qui ne veut cesser, je prends quelques notes et fais souvent quelques recherches. Elles sont généralement d'ordre psychiatriques, judiciaires et/ou médico-légales.

Comment j'écris l'histoire ?

Lorsque j'ai un sujet (ou un questionnement) de prédilection, un personnage principal, un début et une fin, je me mets à mon clavier (j'écris plus vite sur un clavier qu'avec un crayon). À cet instant précis, un film défile devant mes yeux et mes doigts courent sur les touches afin de noter chaque détails des images qui me viennent à l'esprit.

Régulièrement je me relis pour permettre à mon cerveau de s’imprégner plus avant des situations et des personnages. Je profite de ces instants pour corriger essentiellement les fautes de syntaxe et les répétitions (les fautes d'orthographe sont pour moi un détail à ce moment de l'écriture).

Comment prend forme un personnage ?

Les personnages de mes livres sont tous tirés de mon esprit et sont donc fictifs, mais s'il y a une chose qui les relie : c'est vous. Ils sont tous inspirés des gens que je croise, des personnes dont j’entends parler et des échanges tirés de ces rencontres.
Chaque fois qu'un personnage prend forme dans mes écrits, je deviens celui-ci (ou celle-ci) durant le temps de la rédaction. Ce qui peut s'avérer nerveusement épuisant selon le caractère psychologique de chacun.

Comment naissent les lieux et les situation ?

Chacun d'entre eux prend forme de la même manière que mes personnages. Les lieux sont généralement un mélange d'endroits que je connais ou ais connus et d'une dose non négligeable d'imagination. Les situations prennent formes en même temps que mes personnages, elles sont connectées à eux et à ce que mon esprit fait naître.

Pour rédiger certaines situations, je me sers de mes propres sentiments. Je m'explique : Si à un moment donné de l'histoire, il est nécessaire que j'utilise une certaine forme de violence, physique ou psychologique, je ne finaliserais la rédaction de ce moment que lorsque moi-même je ressentirais une certaine colère. Chacun d'entre nous a, à un moment donné de sa journée, des frustrations. Elles peuvent être liées à un désaccord administratif, une petite prise de bec avec une connaissance ou simplement un matériel qui ne fonctionne pas comme on le voudrait. Cette graine de colère, je la prends, la garde bien au chaud et la démultiplie autant de fois qu'il le faut pour qu'elle colle au personnage ou à la situation.

Il en est de même lorsque je dois me servir de sentiments positifs et dans l'hypothèse ou je me sent un peu démunie, je n'ai qu'à me souvenir de mes amours passés ou prendre en compte vos amours actuels. Mes amis amoureux, sont ma plus grande inspiration pour les moments de douceur dans mes livres. :)

Et la fin, alors ?

Et bien pour la fin c'est toujours la même chose : J'ai une fin dès l'instant où je commence à écrire et elle évolue tant et si bien qu'il m'arrive parfois de m'étonner moi-même. ^

En résumé :

L'écriture d'une histoire est pour moi on ne peut plus évidente. Elle germe, je la plante et elle grandit. C'est pour moi aussi "simple" que pour un dessinateur de croquer ses amis, un musicien de griffonner une partition etc...

L'essence même de l'écriture est l'envie, l'imagination et le plaisir. Si une de ces composante n'est (pour ma part) pas présente, je n'écris pas, car mon désir est de voir la satisfaction des lecteurs et leurs réactions émotionnelles face à une histoire ; de songer que seuls avec eux-mêmes et le livre, ils ont partagé un bon moment.

Je pense que si je n'ai aucun contentement alors que j'écris, les lecteurs n'auront aucune joie de lire.




Voilà, tout est dit je pense. Si d'autres questions vous viennent à l'esprit n'hésitez pas, j'aurais toujours plaisir à répondre et éventuellement à étoffer cet article :)

Merci à ceux qui me suivent et croient en moi et pour les autres prenez le temps de découvrir mon univers :)

Ouvrages de l'auteur :
Le tour des coeurs en 80 jours
La bonté d'Anna
Le tisseur de vies

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samedi, avril 21 2012

Z'astuces

L'utilisation d'un blog, bien qu'enfantin pour certains, peut s'avérer un léger casse tête pour d'autres. Afin de vous aider à voguer confortablement Au Flo des Mots, voici quelques indications à votre encontre :

Description :

Ce blog est composé de billets. Chaque billet est en fait un article, comportant des textes et/ou des images et/ou des vidéos. Sur la gauche du blog se trouve un espace où trônent différents "bandeaux". Ceux-ci sont des liens internes qui permettent de se rendre où l'on veut dans le blog. Exemple : les archives qui permettent de se rendre sur une page présentant les mois, suivis, entre parenthèses, par le nombre d'articles écrit lors de cette période. Ou encore "A retenir" qui regroupe les billets importants de ce blog. Quelque soit le bandeau, chacun comporte des liens sur lesquels il ne faut pas hésiter à cliquer pour ouvrir son contenu. Et si toutefois vous vous étiez trompé de page ou vouliez revenir en arrière il suffit de cliquer sur le mot accueil se trouvant toujours sur votre gauche.

Fonctionnalités :

  • Il est possible de commenter chaque billet. Pour se faire il suffit juste de cliquer sur "commentaires" en bas de l'article si vous êtes sur la page d'accueil ou de remplir le formulaire se trouvant en bas de la page si vous êtes sur le billet en lui-même.
  • Vous voulez donner votre avis? Cliquez simplement sur les pouces se trouvant à la fin de chaque billet. L'un indique un "j'aime" et le second, un "je n'aime pas".


Le blog évolue :

Quelques nouvelles fonctionnalités ont été mises en place sur ce blog :

  • Certains textes peuvent comporter des mots en bleus réactifs au passage de la souris. Pour accéder à la page (souvent un autre site ou autre blog) auquel ils renvoient, il suffit de faire un clic droit avec la souris et d'ouvrir le lien vers un autre onglet (ou une autre page)
  • Des rétroliens ont été insérés dans certains billets, afin de les relier entre eux. Exemple : Présentation.
  • Il est dorénavant possible de me joindre par mail, un espace de contact se trouve sur la gauche de chaque page.


Vous êtes maintenant parés pour un voyage au cœur de mon univers :)

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Extrait de "Le tisseur de vies"

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Pour être hanté, nul besoin de chambre, nul besoin de maison, le cerveau regorge de corridors plus tortueux les uns que les autres. -Emily Dickinson-


La pluie s’abat violemment contre les vitres, raisonnant en de petits cliquetis aigus. L’orage se fait entendre au loin, grave, comme la colère qui gronde au fond de l’homme. Debout près de la fenêtre, il observe l’averse qui a interrompu son travail dans la remise. Son toit est si vieux et si ajouré qu’il y pleut sans discontinuer dès qu’une averse vient à s’abattre sur le village. Il déteste être ainsi obligé de cesser ses activités. Que la nature peut être stupide parfois ! De rage, il attrape son manteau, l’enfile en rabattant sa capuche et sort précipitamment du chalet qui craque au rythme du vent qui le fouette. Son pas est rapide et lourd. Sous ses chaussures le bois pousse des plaintes à peines audibles, les feuilles virevoltent entre ses jambes pressées. Il ressent une telle frustration, qu’il ne sait pas vraiment ce qu’il va faire pour l’atténuer et éventuellement la faire disparaître. Tout se bouscule dans sa tête depuis plusieurs jours. Ses souvenirs d’enfants, ses instants passés dans la maisonnette, ses moments fugaces de plaisirs. Tout arrive en vrac, sans aucune chronologie, se mélangeant allègrement à des visions irréelles et presque effrayantes. Il a traversé une grande partie du bois maintenant. Les gouttes se sont faites plus rares. L’orage semble s’éloigner. Dans un souffle, l’homme se surprend à supplier les éléments pour qu’ils emmènent avec eux ce vacarme assourdissant qui a envahi ses pensées. Au détour d’un arbre mort, il décide de faire une pause et s’assied lourdement sur une souche trempée. Ses mains tremblent alors qu’il tente de rouler une cigarette et il doit s’y reprendre à plusieurs fois avant de l’allumer. Le chant des oiseaux se fait de nouveau entendre au travers de la mélodie des gouttes qui tombent sur les feuillages des arbres. Alors qu’il s’apprête à reprendre sa route vers nulle part, il entend du bruit sur le chemin. Il imagine un jeune cerf ou un sanglier déambulant non loin de là. Il se dit qu’une petite partie de chasse pourrait éventuellement le calmer un peu et avance prudemment en direction de la potentielle proie, tout en sortant un couteau de son fourreau. Comme chaque fois, il se remémore les conseils de son père en la matière et suit toujours chacun d’eux scrupuleusement. Au moment où il s’apprête à bondir sur l’animal, il se ravise et cache l’arme dans son dos en apercevant une jeune femme qui court à petits pas dans sa direction. Elle lui fait face. Ses cheveux attachés en une longue queue-de-cheval, permettent à l’homme de voir le visage de la créature qui s’avance. Il ne peut s’empêcher de remarquer la jeunesse de ses traits, la finesse de son corps athlétique et la légèreté de sa démarche. Il ne peut plus bouger, plus faire un seul geste si ce n’est celui de la saluer d’un discret signe de tête accompagné d’un timide bonjour, en croisant son regard d’un vert émeraude. Mais elle ne lui répond pas et continue sa route sans prendre garde à l’homme. À cet instant, le vacarme dans son crâne se fait plus assourdissant encore. Les images, mélangées en un kaléidoscope coloré, font place à celle de la joggeuse. Une rage violente s’empare de tout son être. Il voulait juste être poli, en faire une amie et elle, elle passe en le snobant outrageusement. Mais pour qui se prend-elle cette petite garce ? Elle se croit supérieure à lui avec sa belle allure et ses vêtements de marque ? Qu’il aimerait lui montrer ce qui en coûte de la traiter ainsi ! Qu’il aimerait l’attraper par ses si longs cheveux et la traîner dans un coin sombre, afin de lui faire goûter de la lame affûtée de son couteau. Qu’il aimerait laisser glisser son fil tranchant le long de sa peau lisse, ouvrant son sur-vêtement de part en part, la laissant nue et sans défense. Qu’il aimerait lui apprendre les bonnes manières, comme son père le faisait il y a longtemps. Qu’il aimerait dégrafer son ceinturon et lui administrer quelques coups cinglants sur son visage angélique et si suite à cela elle ne comprenait pas, qu’il aimerait lui asséner de bonnes gifles au rythme d’un nombre incalculable de violents coups de boutoir. Qu’il aimerait l’entendre hurler en sentant la lame d’acier découper sa peau juvénile. Qu’il aimerait… Le silence. Tout bruit a cessé dans son crâne. Les yeux tournés vers le ciel, il remercie les éléments d’avoir écouté sa plainte et d’avoir emmené tout ce fatras avec eux. En reprenant tranquillement sa route en direction du chalet, il songe dans un sourire grimaçant que la jeune femme s’en sort bien. À quelques secondes près il l’aurait rattrapée et elle n’aurait jamais plus eu l’occasion de courir dans un bois…

Dans un soupir de soulagement, il attrape un mou-choir au fond de sa poche et entreprend d’essuyer avec soin son couteau ensanglanté avant de le ranger précautionneusement dans son étui.

(à suivre ...)

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Extrait de "La bonté d'Anna"

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Aimer c’est se surpasser. -Oscar Wilde-

C’est amusant de constater combien tous ces détails du passé s’étaient effacés de ma mémoire jusqu’à aujourd’hui. Il suffit d’un instant fugace où vous savez que votre existence va radicalement changer dans les heures ou les jours à venir, pour que votre esprit fasse ressurgir tout ce qui vous paraissait si futile et inutile. Depuis le début de la journée, tout me revient en tête et je dois avouer que j’ai parfois quelques difficultés à garder un air grave. Je ne pense pas que le moment et le lieu soient les plus adaptés, je me dois donc de me contenir et d’arborer un sérieux de façade. Soit dit en passant, cela n’est pas un exercice trop difficile car les visages tournés vers moi ne me donnent pas l’envie profonde de m’esclaffer. Tous ces gens m’agacent et me révoltent. Ils sont là, silencieux en attente d’on ne sait quoi, l’esprit certainement emplis de haine et de rage. Sans conteste, j’appellerais cela du culot, car après tout, à moins que mon cerveau ne me joue des tours, ce dont je doute fort, je ne suis pas aujourd’hui la seule à blâmer. Contrairement à eux, lors-que je conversais avec Dieu, mes sentiments étaient purs. Lors de mes visites à l’église et de mes nombreuses confessions, jamais je n’ai menti au Seigneur. Et quand je chantais les louanges du plus Haut à la messe, mes mots et mes notes étaient l’intègre reflet de mes plus profonds sentiments et de ma plus complète dévotion. Lesquels de ces insignifiants badauds pourraient aujourd’hui s’en vanter ? Certainement pas le vieil André. La culpabilité est inscrite sur son visage, je l’ai d’ailleurs toujours connu ainsi. Chaque fois que ses yeux se posent sur moi, il ne peut s’empêcher de les laisser tomber sur ses chaussures et entre nous, j’en ferais de même si j’avais aussi été prise en faute, la main moite posée sur la poitrine juvénile d’une de mes voisines préadolescente, recouvrant en totalité la rondeur de son sein menu. S’il me fait gré de sa présence aujourd’hui, ayant certainement dû annuler une de ses monstrueuses parties de chasse, c’est uniquement parce que la jeune fille a préféré garder le silence face aux menaces qui furent proférées à son encontre. Il n’a donc pas été poursuivi et ne le sera jamais et du petit nombre de personnes plus au moins au courant de l’histoire, peu se soucient de savoir si l’acte fut le premier et le dernier. Je sais qu’il l’a déjà fait et s’adonnera encore à son vice tant que son membre informe saura vaguement relever la tête. Mais qui me croira ? Pourtant j’étais là le jour où il a apposé ses mains sur ce corps menu. Mais j’étais trop jeune et trop naïve pour prendre réellement conscience de ce que je voyais. Au plus profond de mon être je sentais que la situation n’était pas anodine, mais je n’ai jamais bougé de ma place de spectatrice. J’ai tout d’abord cru à un rapprochement tel que j’en rêvais avec mon père, puis j’ai considéré cela comme un jeu car la jeune adolescente à ri un instant, mais lorsque la bouche de l’homme engloutit le petit sein, tenant fermement la chevelure de l’enfant d’une main, promenant l’autre sur sa peau pendant qu’elle pleurait, j’ai eu la faiblesse de partir et de tout oublier. Je n’en ai même jamais fait allusion lors de mes confessions, jusqu’au jour où la jeune fille s’est suicidée. J’avais grandi et les rumeurs sur les attouchements de l’homme naquirent sur les pas de portes, furtives et à peine audibles. Ils n’en parlèrent que deux ou trois jours, le temps de ravaler leurs larmes de crocodiles et de reprendre le cours normal de leurs vies inutiles, enclins à ne plus jamais y songer plutôt que de risquer les foudres du vieux fou. Aujourd’hui, tous ont préféré murer cette histoire dans un coin de leur cerveau et si tant est que quiconque y fasse allusion, tous seront d’accord pour parler de « mauvaises manies » sans aller plus loin face à la crainte que l’homme inspire dans l’esprit de chacun. Comme j’aurais aimé avoir ne serait-ce que quatre minutes de solitude en la présence du vieil homme pour lui démontrer la douleur intérieur de cette jeune enfant ! Mais l’occasion ne me fut pas donnée. Lorsque je n’étais qu’une petite fille, cet homme me terrifiait, bien qu’il ne m’ait jamais approchée ailleurs que dans la file de la boulangerie. On a tous dans notre région une maison maudite dans laquelle vit généralement une sorcière ou tout autre mauvais esprit. Dans le village, c’était celle du vieil André et de sa femme. Dans la cour de l’école on racontait qu’ils faisaient cuire des chats pour la noël et montaient dans les alpages à pâques pour convier les esprits malfaisants à des nuits d’épouvante. Arrivée à un âge où j’aurais pu « m’occuper de son cas » j’ai eu bien trop à faire pour me soucier de lui, j’avais d’autres priorités, puis le temps m’a manqué, à mon grand regret.

Aujourd’hui il se tient face à moi aux côtés de sa femme, et en la voyant, on pourrait presque comprendre l’intérêt du vieil André pour les jeunes filles à la peau lisse. Il y a deux siècles, elle aurait pu être modèle pour les tailleurs de pierre qui confectionnaient les gargouilles : un visage renfrogné, de petits yeux perçants cachés dans leurs orbites, des lèvres pincées mais néanmoins tombantes, des serres en guise de mains et une posture un rien bossue qui ne trompe pas sur le personnage. Son péché ? L’avarice. Un jour le fisc se rendra compte des années durant lesquelles cette femme a su leur cacher ce que je considèrerais comme un joli magot. Et quand ce jour arrivera j’aimerais être présente pour pouvoir profiter du spectacle. Je me suis toujours dit qu’elle devait être au courant de la perversité de son mari et au fond de moi je la sais tout autant coupable que lui. J’avoue que si j’avais eu droit à ces quatre minutes avec le vieil homme, j’en aurais ajouté trois, rien que pour elle.

Un peu en retrait je peux distinguer Mélanie et Paul, bras dessus, bras dessous. Je vois quelques fines gouttelettes dans les yeux de la jeune femme. Des larmes de joie je suppose, aux vues de la relation particulière que j’ai eue avec son mari. Non pas que lui et moi ayons pu être amants, certainement pas, en revanche j’étais sa meilleure amie, sa confidente. Il ne parlait que rarement de choses sérieuses avec sa femme qui, trop souvent déprimée et les deux pieds au bord du gouffre, n’écoutait généralement que d’une oreille distraite les propos de Paul. Entre deux antidépresseurs, une sorte de semi conscience la ramenait dans notre réalité et elle se rendait compte des liens qui nous unissaient, son mari et moi. Rapidement, elle se mit à confondre relation amicale et relations sexuelles et se convainquit que nous partagions une aventure, faisant subir à Paul de terribles crises de jalousie, souvent ponctuées d’un brin de violence. Ces périodes étaient de courtes durées, mais suffisamment intenses pour que cela devienne vite pénible. Ceci ne nous a d’ailleurs jamais empêché de longtemps rester les meilleurs amis du monde, même s’il nous fallait, parfois, nous cacher de son regard afin de profiter pleinement de ces moments. Je suis d’ailleurs étonnée de les voir toujours ensemble, ces derniers temps il finissait par ne plus supporter cette cyclothymie qui l’épuisait. Mais Paul est ainsi, il est incapable de prendre une décision qui risquerait de faire souffrir Mélanie. Après tout, il a toujours été le grand lâche de la cour d’école, et parfois la vie ne donne pas toujours raison à Mr Darwin : l’évolution n’est pas donnée à tout le monde.

(à suivre ...)

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Extrait de "Le tour des coeurs en 80 jours"

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LE BIPÈDE CITADIN


Le pied à peine posé sur les irréguliers pavés de la ville, je suis frappée par la mixité des genres. Du costume ou tailleur d'été bien propret à la tenue plus ethnique des zonards de la rue, chacun tentant de se rendre d'un point A à un point B. L'homme (entendez par là « l'humain ») est par définition un séducteur. Nous éprouvons tous le besoin de nous sentir appréciés et désirés. Pour cela à chacun son chemin : la conquête pour Monsieur, le désir d'être l'élue pour Madame. Il en résulte une certaine disparité susceptible de compliquer l'approche à l'autre. Si le printemps est le moment où les partenaires se rencontrent le plus, ce n'est pas anodin. La femme profitera des beaux jours pour arborer minijupes, décolletés et autres mises en valeur de son corps, car elle sait, de manière intrinsèque que l'homme a nécessitée à voir. Mon père disait toujours : "Si l'on n'étale pas, l'on ne vend pas." De son côté, lui, tentera de mettre en avant ses atouts, soulignant biceps, fesses, torse… Mais oubliera parfois qu’en dehors des lignes du corps c'est ce qui s'en dégage qui éveille le désir de la femme : charisme, prestance, force… Les beaux parleurs l’ont bien compris, donnant à la femme l'impression d'être la seule et l'unique au monde. Dans la rue, ainsi que les lieux publics, l'on peut constater cette parade amou-reuse. Qui ne s'est pas déjà retourné, les sens en émoi sur un décolleté plongeant ou une paire de jambes interminables ? Qui n'a pas succombé aux belles phrases et aux légers effleurements d'un homme tout sourire ?

Mon expérience :

Après vingt minutes de marche, je dénombre quelques œillades et un ou deux sourires. J’avoue que ma tenue quelque peu classique peut ne pas donner envie de se jeter sur moi façon « Loup de Tex Avery », mais ma tunique est suffisamment décolletée pour mettre en évidence mon côté féminin. De plus j'arbore le plus beau sourire (si si, sans me vanter : le plus beau) il émane donc de moi un certain plaisir de la vie. Et ma démarche de flâneuse du dimanche, bien que la semaine soit bien commencée, souligne le fait que « si-vous-avez-cinq-minutes-à-perdre-pour-papotter-n'hésitez-pas-j'ai-tout-mon-temps ». Malgré cela, la foule me fait la nique et continue de se rendre à son point B, disséminé dans toute la ville. Je ressens le besoin d'inciter les réactions. Par jeu, je laisse nonchalamment tomber mon briquet. Personne ne bouge malgré les regards furtifs posés sur l'objet « égaré ». Plus loin, et avec la plus appliquée des maladresses, je laisse glisser au sol ma veste posée sur mon sac. Je marche doucement, une voix m'interpelle. Oui, un homme, enfin. Je me retourne et je vois, se précipitant sur moi, un jeune homme tenant par la main… une jeune fille. La veste récupérée je décide de m'asseoir à la terrasse d'un café en regardant passer la horde de citadins et de touristes. La perle rare ne devait pas se trouver là aujourd'hui. Pourtant dans cette foule de juillettistes il devait bien y avoir un ou deux hommes seuls, alors pourquoi n'avoir pas profité de cette opportunité ? Manque de confiance en soi ? Manque de réflexes ? L'esprit occupé à tout autre chose ? Quoi qu'il en soit, cette journée n'aura pas été fructueuse, car malgré un début de discussion à la terrasse du café, où j'appris que mon sourire était la plus belle chose que ce monsieur avait vu de sa journée (vous voyez, je vous l'avais dit!), je me rendis compte qu'aucun « homme idéal » n'arpentait ces rues. En revanche, une question vint à mon esprit : Si apparemment les hommes jeunes ne sont pas les gougnafiers pré-pubères, centrés sur eux-mêmes tels qu'ils sont souvent décrits, les hommes mûrs sont-ils devenus boutonneux et égocentriques ? le_bipede_citadin.jpg
Illustrations de Laetitia Perpoint

(à suivre ...)

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vendredi, avril 20 2012

Avril 2010 sur le tournage d'INTERCISUS

2890_1132032068388_1454871196_30332391_6714524_n.jpg Une belle et grande expérience que le tournage du film INTERCISUS en compagnie de Seb L.N (Berthe Vidéo Productions) (photo au centre), avec qui j'ai coécrit ce court métrage. Nous étions une grande équipe d'amateurs, semi-pros et pros, désireux de mener à bien le tout premier grand projet de Seb L.N.
Je souhaite qu'il ne soit pas le dernier, et que l'on ait encore l'occasion de travailler ensemble pour l'amour du 7ème Art :)

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L'Essor - le 17-04-2008

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