Ou la peur de la page blanche


(Mot composé de leuco : préfixe faisant référence à la couleur blanche – selo : je suppose que ceci est tiré du grec « selída » signifiant «page » et du suffixe phobie : du grec « fóvos » signifiant « peur »*

Mais quel est donc ce curseur qui ne cesse de clignoter, cette machine à écrire qui semble s’être incrusté à jamais dans le décor du bureau ou même ce stylo qui dort confortablement sur un coin de l’écritoire ? Seraient-ce les preuves flagrantes d’un manque d’inspiration ?

Le blocage de l’écrivain, appelé aussi « syndrome de la page blanche », « angoisse de la page blanche » ou « peur de la page blanche » désigne chez un auteur, la difficulté parfois rencontrée pour trouver l’inspiration et la créativité au moment de commencer ou de continuer une œuvre. Nul besoin d’être un grand écrivain pour que le phénomène fasse son apparition, il suffit juste d’écrire.

Selon Wikipédia, ce phénomène peut être dû à la volonté tellement grande de faire une œuvre parfaite que toute idée qui vient à l’esprit de l’auteur lui parait systématiquement mauvaise, de telle sorte qu’il devient alors impossible pour lui de débuter ou de compléter son œuvre. Ce syndrome est souvent dû au fait que l’auteur ait mis ses personnages dans une situation complexe à laquelle il s’avère incapable de les sortir. Elle peut se traduire, lorsqu’elle se prolonge dans la durée, par un abandon de l’auteur ou d’une période de dépression au cours de laquelle il perd totalement confiance en lui. Ce blocage s’applique aussi à d’autres artistes tels que les compositeurs et les peintres qui peuvent rencontrer les mêmes difficultés dans leurs arts respectifs. La nécessité d’inspiration est la base de la leucoselophobie.

Tout comme le trac chez les acteurs, cette phobie perturbe le travail de bon nombre d’auteurs, mais rassurez-vous, elle ne persiste pas une fois la page commencée ;)

Je me demande d’ailleurs si Colette (Auteur des « Claudine », de « L’ingénue libertine » ou encore de « Le blé en herbe ») a eu un jour cette peur de la page blanche. Mais j’avoue aimer l’idée d’en douter aux vues du fait qu’il semblerait qu’elle n’écrivait que sur du papier bleu :)

* Les mots grecs sont en phonétiques, mon blog ne supportant pas cette langue...