Utilisatrice des réseaux sociaux tels que FaceBook, Google+ ou encore Twitter, je me suis demandée quelle était l’influence de ces réseaux dans ma vie personnelle. J’ai effectué quelques recherches sur le sujet et il en est ressorti « de tout et de rien ». Un grand nombre d’études ont été pratiquées, tant sur l’influence générale sur le quotidien mais aussi au travers de nos décisions (les vacances, les relations sexuelles ou amoureuses, nos achats alimentaires et/ou vestimentaires etc.).

Il semble évident que les diverses générations ne sont pas touchées de la même manière : les adolescents, d’une tranche d’âge de 15 à 20 ans sont nés au cours de l’évolution d’internet et ne peuvent concevoir communiquer autrement que dans un monde virtuel. Les jeunes adultes (20/25 ans), quant à eux n’usent pas tous des réseaux sociaux, il semblerait qu’un peu plus de 80% seulement communiquerait via le net, pour les autres la toile reste un support de recherche et de travail. (Bien que certaines études démontrent que seuls 12% se servirait d’internet pour les études). En revanche la donne est bien différentes au-delà des âges et plus l’on évolue dans les générations et plus le recul est franc. Je ne vous exposerait pas ici la nuée de chiffres qui sont passés devant mes yeux durant mes recherches, n’étant nullement convaincue par leur pertinence, ils sont parfois trop disparate d’un article à l’autre. Ce que j’ai retenu en revanche c’est la vision de chacun face aux réseaux sociaux. Il s’avère que les réseaux sociaux sont indubitablement un support idéal pour se faire de nouveaux contacts professionnels ou passionnels (au travers de la musique, la littérature ou le scrapbooking). Ils permettent aussi de garder un lien avec sa famille éloignée de quelques villes ou d’un pays, dans le cas d’immigrés ou d’étudiants à l’étranger. Ils sont aussi un excellent moyen de briser une solitude ou un isolement évident. Prenons le cas d’un individu malade, en isolement dans une chambre d’hopital, quoi de mieux qu’internet pour avoir des échanges avec le monde extérieur, au travers de jeux en lignes ou bien entendu, de réseaux sociaux.

Malgré ceci, on peut se demander malgré tout, si la communication virtuelle n’amène pas à un isolement, une solitude de chaque instant. Car n’y a-t-il pas meilleur moyen de rencontrer des gens et de dialoguer qu’en sortant dans le monde réel et d’interagir avec nos semblables ? Il semblerait que non, enfin, pas tant que cela, car selon une étude menée pour Cystic Fibrosis Trust, les gens ne sont pas plus isolés qu’en 1985.
J’avoue un doute sur le sujet, en ce sens où si l’on prend simplement la nature humaine, n’est-il pas vrai que selon la leçon de Montesquieu : « Si on ne voulait qu’être heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres, et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils ne sont. » Et face à cela, un réseau social tel que FaceBook n’est pas en reste, car il est la vitrine d’une version spirituelle, joyeuse et bien organisée de la vie des gens, et en nous invitant donc à des comparaisons dont nous sortons avec l’impression que nous sommes des losers.

Selon une étude de Stanford Jordan (post-doctorant étudiant la psychologie sociale à la Dartmouth’s Tuck School of Business) et ses amis chercheurs ont demandé à 80 nouveaux étudiants de leur indiquer si eux-mêmes ou leurs camarades de promotion avaient été confrontés récemment à des événements positifs ou négatifs sur le plan émotionnel. À maintes reprises, les sujets sous-estimaient le nombre d’expériences négatives («une dispute pénible,» «se sentir triste parce que ses amis lui manquent») endurées par leurs camarades. Ils surestimaient également les activités distrayantes («sortir avec des amis», «aller à une soirée») de ces mêmes camarades.

Une autre étude a permis de déterminer qu’un échantillon de 140 étudiants de Stanford était incapable de jauger convenablement le degré de bonheur des autres, y compris des gens dont ils étaient proches – amis, colocataires et personnes avec qui ils ou elles entretenaient une relation. Une troisième étude a également démontré que plus les étudiants sous-estimaient les émotions négatives des autres, plus ils avaient tendance à se sentir seuls et à ruminer leurs propres malheurs.

Précisons qu’il s’agit d’une corrélation, pas d’une causalité : il est fort possible que les sujets qui s’imaginent que leur situation empire pensent que tous les autres vont bien, et pas l’inverse. Mais l’idée que le fait de se sentir seul face à ses propres souffrances quotidiennes augmente ces souffrances, semble faire sens.

Il me semble que face à de tels propos nous sommes en droit, et je dirais même que nous avons le devoir, de se questionner sur le sujet des réseaux sociaux et de leurs négations dans nos vies. Il me semble qu’il est bon de se demander pourquoi nous utilisons les réseaux sociaux et dans quel but personnel afin de ne pas risquer de se laisser influencer par un « paraître » déjà bien difficile à gérer et à assumer IRL (In Real Life = Dans la vraie vie. Souvenez-vous de Montesquieu et comme dirait Lyddie Coppeland, journaliste à New York : « Si vous vous sentez particulièrement déprimés (es), utilisez Facebook pour ce qu’il offre de meilleur: retrouver des ex avec 20 kilos dans les dents. »

Et vous, quel est votre rapport aux réseaux sociaux ? Avez-vous des craintes pour vous ou vos enfants ?
N’hésitez pas à en débattre ici, avec nous :)